MONTESQUIEU-VOLVESTRE
Pour une vraie démocratie locale
Le président de la République s’en serait pris au ministre des Affaires étrangères mercredi pour sa prise de position sur
l’Iran.
Arlette Chabot n’est pas la seule à avoir subi les foudres de Nicolas Sarkozy mercredi à New York, à l’issue de l’enregistrement de l’interview diffusée le soir même à la télévision française. Bernard Kouchner s’est également fait passer un savon par le président de la République, affirment plusieurs témoins.
Tout est parti d’une interview au New York Times mardi. Le ministre des Affaires étrangères y livre son sentiment sur un éventuel blocus des carburants envers l’Iran : "C’est un peu dangereux. Ce sont principalement les personnes pauvres qui seraient touchées. C’est une option que nous devons aussi étudier, mais ce n’est pas du tout celle que je préfère."
Désaccord
Le ton tranche avec la ligne dure de Nicolas Sarkozy, pour qui le blocus énergétique est une possibilité qui ne doit pas être écartée. Les déclarations de Bernard Kouchner sur l’Iran auraient
donc provoqué la colère du président, qui se serait énervé à ce sujet contre son ministre. L’Élysée dément, mais quand on demande s’il y a des divergences entre les deux hommes sur le dossier
iranien, un conseiller l’admet pudiquement: "C’est possible."
Dans son discours au Conseil de sécurité de l’ONU jeudi, Nicolas Sarkozy avait prévu de plaider
pour "des sanctions massives dans le domaine énergétique" contre l’Iran. Une phrase qu’il n’a finalement pas prononcée. Cela lui évite d’afficher au grand jour son désaccord avec Bernard
Kouchner. Mais l’épisode illustre la dégradation des relations entre le président et son ministre des Affaires étrangères.
Source : lefdd.fr 25-09-2009
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